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Voyage au bout de l’enfer.

Cinq de nos amis sont partis faire une rando privée en Italie. Le seul homme du groupe nous fait partager son expérience.

1er jour :

Nous quittons Carcassonnes à 7 heures 30, Chantal, Jeanine, Marylène, Raymonde et moi même pour une première destination Menton.

Aprés les arrêts obligatoires (pipi, café ....) nous y arrivons à midi.

Jean-Claude, consciencieux, prend contact téléphoniquement avec nous et constate au bout de la 2ème seconde de conversation dans quelle galère je m’étais embarqué ou plutôt dans quel poulailler (ses propres mots). En effet nous n’avions pas besoin d’auto-radio.

Lors du 1er arrêt j’ai été mis au plis :

« Christian tu descends faire le plein à la voiture »,

et par la suite

« Christian tu porteras le manger »,

« Coucou, j’ai pas pris l’appareil photo tu feras les photos »,

« Christian, j’ai un problème aux bretelles du sac, à la fermeture éclair de la banane »,

« Christian tu feras le compte rendu du séjour »,

etc., etc., ..... j’étais leur objet ... matériel.

Nous prenons le repas sur la baie de Menton et direction La Spezia où nous arrivons à 17 heures.

Au bout de l’avenue, sur la droite, une aura se détache, oui c’est bien elle, c’est Brunella qui nous attend, cheveux au vent, pantalon moulant ses jambes et le reste, bottes galbant ses mollets, je baisse la vitre et lui dis : « je suis là » et elle me répond « moi aussi, je vous attendais » avec son accent italien qui vous rappelle ces filles des pays de l’Est.

Après notre installation dans l’appartement au 4ème étage, au centre ville et proche de la gare, nous effectuons les préparatifs pour le lendemain. Petit restaurant.

2éme jour :

Nous prenons le train jusqu’au village de Riomaggiore, départ de notre randonnée. Aprés la visite de ce bourg accroché à la falaise (photos pièces jointes), nous prenons la direction de Manarola par le sentier de l’Amour qui domine la mer. En ce lieu également nous admirons les habitations aux multiples couleurs et les petites ruelles qui serpentent, souvent en montant, dans le village.

Nous avons eu droit à une belle averse à l’heure du repas, mais le ciel est redevenu clément lorsque nous avons attaqué le sentier 6 en direction de Corniglia en passant par Volestra.

Belles vues sur la mer et la végétation diverse : citrons, orangeais, olivier, etc., etc. Nous sommes repartis de Corniglia direction Manarola, par le sentier de l’Amour. Dans ce village nous avons repris le train pour regagner La Spezia. Dans la journée nous avons fait environ 10 km avec un dénivellé de 300 m environ. Le soir à nouveau petit restaurant où nous commençons à prendre nos marques, Maman (coucou) se chargeant à nous ravitailler en vin par un procédé que je tairai.

3éme jour :

Départ en train direction Corniglia. Notre but était de nous rendre à Vernazza par les sentiers 7 et 8. Comme nous ne les avons pas vus nous avons rejoint le village à nouveau par le sentier de l’Amour qui domine la mer.

C’est le plus beau village des cinq. Ayant gagner du temps nous avons décidé de poursuivre la rando juqu’au village de Monterosso al Mare que nous n’avions prévu de visiter que le lendemain.

Nous avons donc parcouru pour la journée 13 km environ avec un dénivellé de 600 m. Lors de cette journée nous avons traversé les petits vignobles du coin, perchés en terrasses.

Le village de Monterrosso n’est guère attrayant, avec son côté commercial et sa petit plage, il n’est pas aussi typique que les quatre autres.

Nous regagnons La Spezia en train. A notre arrivée à l’appartement « Allélouia !!!!!!!!! » Barbarella non, Cruella non, Brunella oh ouiiiii, elle était là, avec sa petite jupette, et toujours sa petite veste,

qui nous laissait légèrement entrevoir son « vonderbra », même les filles en bavaient, la vie est si cruelle........ Barbapapa, euh non, Brunella ouiiii, nous avait apporté des gâteaux ...... et son mari (beurkkkkkkkkkkkk) les filles aussi on dit beurkkkkkkkkkk......... J’ai résisté à mort pour ne pas accompagner Brunella qui désirait nous montrer le supermarché.

J’ai préféré rester avec Maman qui avait attiré le mari dans la chambre prétextant un problème à la télé .... on ne sait jamais avec maman elle aurait pu avoir un coup de sang, le pauvre homme.

Direction le restaurant, toujours maman au point pour l’approvisionnement, nous arrivons sans problème à couvrir de nos voix celles des autres clients italiens, et on nous a offert le digestif du coin « le limoncello ».

4éme jour :

Comme nous avions visité la veille Monterrosso, fini la rando, nous avons pris la voiture pour visiter le village de Lérici le matin et l’aprés midi ceux de Télarro et Porto Vénère.

De jolies petits villages qui sont à visiter en cette période, car en été ce doit être l’enfer.

Vous avez dis l’enfer, et oui cela à commencer lorsque nous avons perdu Chantal à Porto Vénère, puis lorsque nous l’avons retrouvée, quand Marylène a cassé l’apéritif du soir, puis au retour à l’appartement où Brunella nous avais laissé un petit mot d’adieu, sniffffff.

Cela c’est poursuivi avec une température de 45 degrés dans la chambre de maman et son refus de boire autant de vin blanc que nous à l’apéro. Direction le restaurant de la veille.

A la fin du repas, bien arrosé car il faisait froid, on s’est fait offrir une bouteille de « limoncello ». Une fois qu’elle a été vidée, notre malheur a été que, dans l’euphorie, on en a pris une autre ........ et là les portes de notre voyage au bout de l’enfer se sont ouvertes.

Pas de quartier, la deuxième bouteille vidée, les moins sportives se sont retirées et nous sommes retrouvés à deux face à l’ennemi, mais nous n’avons pas refusé le combat (c’est là qu’on découvre la vraie sportive). Le retour a été laborieux, mais toujours courageux, droit dans nos bottes nous avons croisé les carabiniers devant notre appartement : stoïques : deux solutions se présentent à nous, soit lamentablement on galère à trouver la serrure de la porte, soit on pousse la porte du bar qui se trouve en face. Nous avons fait le mauvais choix, le second.

La suite ..... cela ne se raconte pas, il faut le vivre. Il y a en a qui on leur compagnon de randonnée, d’autre leur compagnon de beuverie, moi j’ai de la chance, j’en ai une qui fait les deux ................

5éme jour :

Oufffffffff, heureusement que j’avais coupé les cheveux, car autrement j’aurais eu vachement mal. La sportive impec, elle a sauvé sa voiture de la fourrière à 2mm près. Elle n’aurait pas eu la soirée qu’elle a eu, elle ne serait pas sortie à 7h du matin prendre l’air et on n’aurait pas trouver la voiture.

Sur le chemin du retour assez calme, nous sommes passés à Porto Fino, le St-Trop Italien. Petit route, virage sur virage, une sportive au volant, impec pour un lendemain de retour d’enfer.

Maman nous fait remarquer le petit village sur la colline que l’on traverse (Génes 700.000 habitants), dors maman, dors ......

A 20 heures nous voilà à Carcassonne, heureux, mais fourbus.

Eh les filles, on repart quand ................................

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